Atelier « Que la gravure Soie…»

  Enseignant à part entière, René Vaurie redécouvre la linogravure (dont les rudiments avaient été acquis en colonie de vacances au Pays Basque) en 1976, au cours de son séjour en Tunisie (1971-1979).

  C’est le début d’une longue passion qui verra l’appropriation originale d’une technique souvent considérée comme rudimentaire.

  D’année en année, celui qui se considère comme un artisan d’art dans toute l’acceptation médiévale du terme perfectionne lentement et patiemment sa technique et, ce, en autodidacte absolu, obéissant à ses propres goûts (amour authentique de la période médiévale, goût pour les thèmes éternels) et aux exigences dictées par la gravure.

  Les œuvres naissent à ce rythme…d’antan : 1, parfois 2 plaques nouvelles par an.

  Poussant plus loin sa quête d’originalité, il parvient à éviter la facilité de la reproduction en série en donnant à chaque tirage d’une plaque un caractère unique propre aux monotypes.

  Le choix de la soie comme support d’impression parachève par des difficultés supplémentaires cet itinéraire exigeant mais de plus en plus gratifiant.

  René Vaurie a fait le choix d’expositions en des lieux qui présentent à ses yeux un accord indéniable avec son œuvre et sa démarche, comme l’Eglise de la Combe à Curemonte en Corrèze, le Cloître de Lavaudieu en Haute Loire, l’Abbaye de Brantôme en Dordogne.